Simone Weil (1909-1943)

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Titre

Simone Weil (1909-1943)

lien avec Georges Canguilhem

Simone Weil a été comme Georges Canguilhem élève d'Alain et a collaboré aux «Libres Propos». Elle a partagé l'appartement de sa femme Simone Anthériou-Canguilhem la première année de son enseignement en 1931.
A la demande de son frère, André Weil, Georges Canguilhem a accepté de rédiger la notice consacrée à Simone Weil pour l'Association des anciens élèves de l'ENS.

Auteur principal

Weil, Simone

Biographie

Simone Weil est une philosophe humaniste française, née à Paris le 3 février 1909 et morte à Ashford (Angleterre) le 24 août 1943.
Sans élaborer de système nouveau, elle souhaite faire de la philosophie une manière de vivre, non pour acquérir des connaissances, mais pour être dans la vérité. Dès 1931, elle enseigne la philosophie et s'intéresse aux courants marxistes anti-staliniens. Elle est l'une des rares philosophes à avoir tenté de comprendre la « condition ouvrière » par l'expérience concrète du travail en milieu industriel et agricole. Successivement militante syndicale, proche ou sympathisante des groupes révolutionnaires trotskystes et anarchistes et des formations d'extrême-gauche, mais sans toutefois adhérer à aucun parti politique écrivant notamment dans les revues «La Révolution prolétarienne» et «La Critique sociale», puis engagée dans la Résistance au sein des milieux gaullistes de Londres, Simone Weil prend ouvertement position à plusieurs reprises dans ses écrits contre le nazisme, et n’a cessé de vivre dans une quête de la justice et de la charité. S'intéressant à la question du sens du travail et de la dignité des travailleurs, elle postule un régime politique qui « ne serait ni capitaliste ni socialiste ».
Née dans une famille alsacienne d'origine juive et agnostique, elle se convertit à partir de 1936 à ce qu'elle nomme l'« amour du Christ », et ne cesse d’approfondir sa quête de la spiritualité chrétienne. Bien qu'elle n'ait jamais adhéré par le baptême au catholicisme, elle se considérait, et est aujourd'hui reconnue comme une mystique chrétienne. Elle est aussi parfois vue comme une « anarchiste chrétienne ».
Elle propose une lecture nouvelle de la pensée grecque ; elle commente la philosophie de Platon, en qui elle voit « le père de la mystique occidentale » ; elle traduit et interprète aussi les grands textes littéraires, philosophiques et religieux grecs, dans lesquels elle découvre des « intuitions préchrétiennes », qu’elle met en parallèle avec les écritures sacrées hindoues et avec le catharisme. Ses écrits, où la raison se mêle aux intuitions religieuses et aux éléments scientifiques et politiques, malgré leur caractère apparemment disparate, forment un tout dont le fil directeur est à chercher dans son amour impérieux de la vérité, qu'elle a définie comme le besoin de l'âme humaine le plus sacré.
À bout de forces, elle meurt d’épuisement moral et physique et de tuberculose dans un sanatorium anglais le 24 août 1943, à 34 ans.

Langue

français

Ressources documentaires associées

La bibliothèque personnelle de Georges Canguilhem comporte 2 publications de Simone Weil.
L’ensemble des collections réunies au CAPHÉS en propose 9.
Les archives de Georges Canguilhem comportent un dossier relatif à la notice que G. Canguilhem a rédigée pour l'Association des anciens élèves de l'ENS.
Le CAPHÉS conserve le fonds André-A. Devaux (1921-2017), qui a dirigé l'édition des «Œuvres complètes» de Simone Weil. Ce fonds, très volumineux, n'a pas encore fait l'objet d'un traitement documentaire.
La Bibliothèque de l'ENS Ulm-Lettres et sciences humaines conserve la photographie de la promotion de Simone Weil.
La BNF conserve le fonds Simone Weil
D'autres institutions conservent des documents en lien avec Simone Weil : la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, la B.N.U.S. de Strasbourg, la Bibliothèque de l'Institut de France, la Bibliothèque Sainte-Geneviève, La Contemporaine (Nanterre), la Bibliothèque de l'Université Clermont-Auvergne, la Médiathèque Jacques-Chirac de Troyes, la Bibliothèque municipale d'Abbeville, la Bibliothèque municipale, Mortagne au Perche, les archives municipales de Saint-Étienne, la Bibliothèque municipale L'Alcazar de Marseille.

Bibliography

Voir la préface de Jacques Bouveresse dans les «Œuvres complètes. Tome 1, Études philosophiques et politiques, 1926-1939» (2011), p. 63
Simone Weil est mentionnée dans les volumes 1, 3, 4 et 5 des «Œuvres complètes» de Georges Canguilhem.