Paul Nizan (1905-1940)

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Titre

Paul Nizan (1905-1940)

lien avec Georges Canguilhem

Paul Nizan a été dans la même promotion littéraire de l'Ecole normale supérieure en 1924 que Georges Canguilhem, mais, contrairement à Sartre, il ne semble pas avoir été très estimé par Georges Canguilhem. (Voir la préface de Jacques Bouveresse aux «Œuvres complètes. Tome 1», p. 27-28)

Auteur principal

Nizan, Paul

Biographie

Paul Nizan, né le 7 février 1905 à Tours et mort au combat le 23 mai 1940 à Recques-sur-Hem dans le Pas-de-Calais, est un romancier, philosophe, et journaliste français.
Agrégé de philosophie, il obtient surtout du succès pour ses romans, mais aussi pour son pamphlet «Les Chiens de garde». Son œuvre comporte également de nombreuses critiques littéraires parues chaque semaine dans le journal «L'Humanité», ainsi qu'un ouvrage de vulgarisation philosophique et des traductions de l'anglais et de l'allemand.
Il effectue ses études secondaires au lycée de Périgueux, où il est remarqué pour ses talents scolaires, puis au lycée Henri-IV à partir de 1917, et ses études supérieures (hypokhâgne et khâgne) au lycée Louis-le-Grand à partir d'octobre 1922, où il a pour camarade Jean-Paul Sartre, qui devient rapidement son meilleur ami.
Reçu à l’École normale supérieure en 1924, il se lie aussi d'amitié avec Raymond Aron.
Il passe son Diplôme d'études supérieures avec un mémoire sur « la signification », puis traduit avec Sartre la «Psychopathologie générale» de Karl Jaspers.
En 1929, il est reçu 5e à l'agrégation de philosophie.
Il fait son service militaire en 1930, puis l'Université réclame ses services et l'envoie comme professeur à Bourg-en-Bresse.
La publication en 1931 de son premier ouvrage, «Aden Arabie» lui permet de se faire un nom dans le milieu littéraire et intellectuel.
En 1932, il publie «Les Chiens de garde», réflexion sur le rôle temporel de la philosophie et pamphlet contre ses anciens maîtres, en particulier Henri Bergson et Léon Brunschvicg.
En 1934-1935, Nizan et son épouse Henriette séjournent un an en URSS ; fréquentant surtout les apparatchiks, ils ne croient pas à la réalité des famines soviétiques ni du goulag. Nizan participe au premier congrès de l'Union des écrivains soviétiques, et est également chargé d'organiser le séjour d’écrivains amis, tels André Malraux (avec qui il devient très lié), Louis Aragon ou Romain Rolland.
En août 1939, il rompt avec le PCF à la suite de la signature du pacte germano-soviétique.
Le 23 mai 1940, il meurt au combat au château de Cocove à Recques-sur-Hem, au début de la Seconde Guerre mondiale, lors de l'offensive allemande contre Dunkerque.

Langue

français

Ressources documentaires associées

La bibliothèque personnelle de Georges Canguilhem comporte 3 publications de Paul Nizan.
L’ensemble des collections réunies au CAPHÉS en propose 4.
La bibliothèque de l'ENS Ulm-Lettres et sciences humaines conserve des documents relatifs à Paul Nizan dans les archives de la Bibliothèque et dans le fonds photographique.
Le Fonds Paul Nizan est conservé à la BnF.
D'autres institutions conservent des documents en relation avec Paul Nizan : la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, la Bibliothèque du Muséum d'Histoire Naturelle, la Bibliothèque Sainte-Geneviève, le service des archives du Collège de France, la Médiathèque François Mitterrand à Poitiers,

Source

Bibliography

Paul Nizan est mentionné dans les volumes 1, 4 et 5 des «Œuvres complètes» de Georges Canguilhem.