Félicien Challaye (1875-1967)

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Titre

Félicien Challaye (1875-1967)

lien avec Georges Canguilhem

En 1932, Félicien Challaye, pacifiste convaincu, a publié avec Georges Canguilhem dans la série «Documents des Libres Propos» une brochure au titre explicite « La paix sans aucune réserve ».

Auteur principal

Challaye, Félicien

Biographie

Félicien Robert Challaye, né le 1er novembre 1875 à Lyon et mort le 26 avril 1967 à Paris, est un philosophe et journaliste français, anticolonialiste et pacifiste.
Il fait ses études secondaires au lycée Ampère et, après le baccalauréat, prépare avec succès le concours d'entrée à l’École normale supérieure où il est le condisciple de l’historien Albert Mathiez et de Charles Péguy. Il est reçu premier à l'agrégation de philosophie en 1897.
À partir de 1901, il enseigne au lycée de Laval, où il est un des fondateurs de l'université populaire dont il sera président. Il est muté ensuite à Evreux (1902-1903), puis enseigne au lycée Louis-le-Grand, au lycée Hoche à Versailles, au lycée Janson-de-Sailly, au lycée Charlemagne et au lycée Condorcet, où il termine sa carrière en 1937.
Très proche de Péguy, qui lui fait découvrir le socialisme, Challaye devient un ardent dreyfusard. En 1906, il publie un dossier explosif dans les «Cahiers de la Quinzaine», « Le Congo français ».
Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il sert au Front comme sergent d'infanterie dès 1914. Blessé au nez en juillet 1915, il reste un an en convalescence à l'arrière. Après un court retour aux armées, il est ensuite placé en sursis d'appel et envoyé en mission de propagande au Japon d'octobre 1916 à mai 1919.
Après le conflit, et à la suite de nouveaux voyages en Chine au Japon et en Indochine, Challaye participe activement au combat anticolonialiste au sein de la Ligue de défense des indigènes.
Membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, il condamne l’antisémitisme et le nazisme mais refuse toute idée de conflit avec l’Allemagne. Challaye rejoint alors la minorité ultra-pacifiste de la Ligue des droits de l’homme.
Après l'armistice et l'instauration du régime de Vichy, il se rapproche de Marcel Déat et de son parti collaborationniste RNP. Il écrit dans une revue de la gauche vichyste «L’Atelier» animée par d’anciens militants, venus à la collaboration par pacifisme intégral. Il collabore également à «Aujourd’hui», journal collaborationniste dirigé par Georges Suarez. Il publie encore dans «Germinal». Cependant, il ne dénonça personne et ne fut pas longtemps inquiété à la Libération, perdant seulement son honorariat.
Après la guerre, il continue à soutenir les mouvements indépendantistes algériens et tunisiens.

Langue

français

Ressources documentaires associées

La bibliothèque personnelle de Georges Canguilhem comporte une publication de Félicien Challaye.
L’ensemble des collections réunies au CAPHÉS en propose 4.
La Bibliothèque de l'ENS Ulm-Lettres et sciences humaines conserve des documents en lien avec Félicien Challaye dans les archives de la Bibliothèque.
Plusieurs institutions conservent des documents en lien avec Félicien Challaye : la Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne, la bibliothèque Victor-Cousin (Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne), la Bibliothèque du Muséum d'Histoire Naturelle, la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, la Contemporaine (Nanterre), la Bibliothèque de l'Institut de France, la BNF, la BHVP, la Bibliothèque municipale de Mortagne au Perche (Orne),

Source

Bibliography

Félicien Challaye est mentionné dans les volumes 1 et 4 des «Œuvres complètes» de Georges Canguilhem.