Bernard Canguilhem (1933-2015)

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Titre

Bernard Canguilhem (1933-2015)

lien avec Georges Canguilhem

Bernard Canguilhem est le fils aîné de Georges et Simone Canguilhem.
Il a veillé de près à la publication des «Œuvres Complètes» de son père et a particulièrement contribué à la donation de la bibliothèque et des archives personnelles de son père à l'ENS.

Auteur principal

Canguilhem, Bernard

Biographie

Bernard Canguilhem (né à Lille en 1933, décédé à Strasbourg le 14 avril 2015) a eu une carrière médicale et scientifique remarquable.
Ayant fait ses études secondaires à Strasbourg, il entreprit des études de médecine à Paris où il obtint son doctorat de médecine en 1960 après avoir obtenu une licence de sciences en 1959. Il avait l’intention de s’orienter vers la recherche, et devint assistant stagiaire du Laboratoire de Physiologie de la Faculté des sciences de Clermont-Ferrand, chez le physiologiste spécialiste de physiologie comparée, le Prof. Delost, pendant une année assez décisive pour sa future orientation scientifique.
En 1962, après son service militaire dans les Aurès en Algérie, il intègre l’Institut de Physiologie de la Faculté de médecine de Strasbourg où il suit toutes les étapes d’une carrière poursuivie et terminée à Strasbourg, où il devient Professeur de Physiologie à la Faculté de Médecine après avoir été assistant, puis chef de travaux.
Sa thèse de doctorat ès sciences est soutenue le 1 octobre 1977 devant un jury présidé par Fred Stutinsky, un des pionniers de la neuro-endocrinologie en France, et composé d’Ivan Assenmacher (de même), de Charles Kayser, Directeur de l’Institut de Physiologie de la Faculté de Médecine, physiologiste renommé auteur d’un Traité classique, dont les recherches sur l‘hibernation inspirèrent celles de Bernard Canguilhem, de Paul Mandel, neurochimiste, et de Charles Marx, physiologiste, donc de presque tout ce que la Faculté de Médecine comportait de noms illustres ou appelés à le devenir, en cette matière. Ce travail est bien un travail de l’Institut de Physiologie de la Faculté de Médecine de Strasbourg.
La thèse est intitulée « Rythmes circannuels du poids et du sommeil hibernal chez le Hamster d’Europe. Rôle de la photopériode, de la température, de la thyroïde et des monoamines cérébrales ». En exergue de l’Introduction se trouve une citation de Georges Canguilhem (Le normal et le pathologique, édition de 1966, p. 155) : « Il n’y a pas de vie sans norme de vie ». La thèse de Bernard Canguilhem est un travail sur les rythmes biologiques, thème qui est le fil conducteur de toute sa carrière et de collaborations tant locales (avec le neuro-endocrinologue Paul Pevet), que nationales et internationales.
En 1998, il publie aux éditions du CNRS, avec son collègue Jean Boissin, l’ouvrage «Les rythmes du vivant. Origine et contrôle des rythmes biologiques», préfacé par Michel Jouvet.
Bernard Canguilhem n’était pas seulement un remarquable physiologiste. C’était aussi un médecin avec toute la générosité que cette profession nécessite. À Strasbourg, il s’était investi dans les activités de Médecins du Monde ou de la Cimade, tentant d’aider les plus faibles, les SDF, les drogués etc. Bernard Canguilhem connaissait de près la condition humaine sous tous ses aspects, des plus repoussants aux plus grands.

Langue

français

Ressources documentaires associées

La thèse de Bernard Canguilhem est présente dans la bibliothèque de son père. Celle-ci porte un envoi manuscrit.
Deux autres publications sont présentes dans le catalogue du CAPHÉS : une dans le fonds Michel Jouvet, une autre dans le fonds Claude Debru.
Bernard Canguilhem est présent dans les archives de son père à travers deux lettres.
Il est présent également dans le fonds Jean Hyppolite conservé à la Bibliothèque de l'ENS Ulm-Lettres et sciences humaines.

Bibliography

Bernard Canguilhem est mentionné dans les volumes 1, 2, 3, 4 et 5 des «Œuvres complètes» de Georges Canguilhem.