Léon Brunschvicg (1869-1944)

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Titre

Léon Brunschvicg (1869-1944)

lien avec Georges Canguilhem

Léon Brunschvicg enseignait la Sorbonne pendant les études de Georges Canguilhem. Dans un hommage à Raymond Aron, Georges Canguilhem témoigne que Léon Brunschvicg était «le philosophe pour qui nous avions le plus de considération». Il en a d'ailleurs conservé dans ses archives certains de ses cours.
En 1927, Georges Canguilhem traduit et publie la thèse latine d’Émile Boutroux avec une préface de Léon Brunschvicg.

Auteur principal

Brunschvicg, Léon

Biographie

Léon Brunschvicg, né le 10 novembre 1869 à Paris et mort à Aix-les-Bains le 18 janvier 1944, est un philosophe des sciences et historien de la philosophie français .
Il est élève d'Alphonse Darlu au lycée Condorcet. Il entre à l'École normale supérieure (promotion 1888 Lettres), est reçu premier à l'agrégation de philosophie (1891) et devient professeur à Lorient (1891), puis à Tours (1893), au lycée Corneille de Rouen (de 1895 à 1900), où Alain lui succèdera, et ensuite au lycée Condorcet (1900) et au lycée Henri IV (1903), à Paris.
Époux de la féministe et sous-secrétaire d'État à l'Éducation Cécile Brunschvicg, il est le fondateur en 1893, avec Xavier Léon et Élie Halévy, de la «Revue de métaphysique et de morale».
Nommé maître de conférences de philosophie à la Sorbonne en 1909 puis professeur adjoint en 1920 et professeur d'histoire de la philosophie moderne en 1927, il y enseigne pendant trente ans et est entre autres le directeur de thèse de Jean Cavaillès en 1937 et de Raymond Aron (Introduction à la philosophie de l'histoire) en 1938.
En 1932, il devient membre de l'Académie des sciences morales et politiques.
Sous l'Occupation, Léon Brunschvicg doit quitter son poste à la Sorbonne et partir en zone libre pour échapper aux nazis qui le traquent en raison de ses origines juives. Il se réfugie dans le sud de la France à Aix-en-Provence. Il y vit tranquillement en commençant l'ébauche de ce qui allait être son dernier ouvrage «Descartes et Pascal, lecteurs de Montaigne». Mais après l'occupation allemande de la zone libre, à partir de 1943 sa femme et lui doivent se cacher. En janvier 1944, il meurt à l'âge de 74 ans, événement auquel la presse donne très peu d'écho.

Langue

français

Ressources documentaires associées

La bibliothèque personnelle de Georges Canguilhem comporte 14 publications de Léon Brunschvicg.
L'ensemble des collections du CAPHÉS propose 65 publications de Léon Brunschvicg.
Léon Brunschvicg est présent dans plusieurs fonds d'archives conservés au CAPHÉS :
-les archives de Georges Canguilhem à travers des notes de cours entre 1921 et 1927.
-les archives de de Jean Brun
-les archives de la Société française de philosophie
-les archives de l'Académie internationale d'histoire des sciences
-les archives d'Ernest Kahane
La Bibliothèque de l'ENS Ulm-Lettres et sciences humaines conserve des documents en lien avec Léon Brunschvicg, notamment dans le fonds Jean Hyppolite.
D'autres institutions conservent des documents en lien avec Léon Brunschvicg :
à la Bibliothèque de la Sorbonne, dans la bibliothèque Victor Cousin, la Bibliothèque de l'Institut de France, la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, le service des archives du Collège de France, la Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg, la Bibliothèque universitaire de Tours, l'Humathèque (Campus Condorcet).

Source

Introduction de Xavier Roth dans les «Œuvres complètes» de Georges Canguilhem, volume 1, p. 601.

Bibliography

Léon Brunschvicg est mentionné à de très nombreuses reprises dans les volumes 1, 2, 3, 4 et 5 des «Œuvres complètes» de Georges Canguilhem.

Collections

Ressources liées

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Titre Libellé alternatif Classe
Émile Boutroux ; Georges Canguilhem (traducteur) ; Léon Brunschvicg (préface) - Des vérités éternelles chez Descartes Contributeur Livre