Anne-Marie Moulin

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Titre

Anne-Marie Moulin

lien avec Georges Canguilhem

Née à Clermont-Ferrand alors que Georges Canguilhem venait d'y soutenir sa thèse de médecine et y assurait un enseignement à la Faculté de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand, Anne-Marie Moulin a suivi son exemple en s'orientant vers des études de philosophie et de médecine. Elle est entrée en relation avec G. Canguilhem au moment de son Diplôme d'études supérieures que Georges Canguilhem a accepté de diriger sur les comas dépassés.
Georges Canguilhem a suivi avec attention sa formation et sa carrière. Il lui a apporté son soutien à plusieurs reprises et l'a confiée à François Dagognet pour faire sa thèse d’État en philosophie.

Auteur principal

Moulin, Anne-Marie

Biographie

Née en 1944 à Clermont-Ferrand, fille d'un médecin, Anne-Marie Moulin a été l'élève de Josette Granet en classe de philosophie qui l'a orientée vers l'hypokhâgne. Entrée à l’École normale supérieure de jeunes filles en 1963, elle y poursuit sa scolarité tout en s'inscrivant, vraisemblablement en suivant l'exemple de Georges Canguilhem, au Certificat préparatoire aux études médicales (CPEM). Elle est reçue 1re à l'agrégation de philosophie en 1967 et poursuit en parallèle des études d'arabe.
En 1979, Anne-Marie Moulin soutient son doctorat de médecine à l'Université Paris V Pitié-Salpêtrière. Sa thèse est intitulée « La vaccination anti-variolique : approche historique de l'évolution des idées sur les maladies transmissibles et leur prophylaxie ».
En 1986, elle soutient son doctorat d’État en philosophie, à l’Université Lyon 3, sous la direction de François Dagognet, intitulée : « Histoire du système immunitaire : immunologie et médecine (1880-1984) ».
Anne-Marie Moulin a mené deux carrières en parallèle : une ancrée dans l'histoire de la médecine, la santé publique internationale, l'épistémologie et l'éthique, le monde arabe et musulman, et l'autre dans la pratique médicale.
De 1970 à 1978, elle est assistante en philosophie à l'Université de Clermont-Ferrand ; de 1974 à 1979, elle est interne des Hôpitaux de la Seine. Elle poursuit son parcours de chercheur au sein de plusieurs organismes tels que le CNRS, l'INSERM, l'IRD, où elle assume de nombreuses responsabilités. Elle est Directeur de recherche émérite au CNRS. Du côté médical, elle a été attachée en parasitologie à l'Hôpital Henri Mondor (Paris), attachée en médecine générale au sein de l'ONG C.O.M.E.D.E. (d’aide médicale aux demandeurs d’asile politique), à l'Hôpital de Bicêtre (Paris), puis de nouveau attachée en parasitologie et médecine tropicale à l'Hôpital Laënnec (Paris).

Langue

français

cité par

Ressources documentaires associées

La bibliothèque de Georges Canguilhem comporte 5 publications d'Anne-Marie Moulin.
L'ensemble des collections conservées au CAPHÉS propose 14 de ses publications.
Anne-Marie Moulin est présente dans plusieurs fonds conservés au CAPHÉS :
-les archives de Georges Canguilhem
-les archives de Claire Salomon-Bayet
-les archives de Gérard Simon
-les archives de la revue d'histoire des sciences
D'autres institutions conservent des documents en lien avec Anne-Marie Moulin : le SCD de Tours, la Bibliothèque de l'Académie nationale de médecine, les Archives nationales.

Bibliography

Anne-Marie Moulin est mentionnée dans le volume 5 des «Œuvres complètes» de Georges Canguilhem.

Ressources liées