Christiane Sinding (1945-2008)

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Titre

Christiane Sinding (1945-2008)

lien avec Georges Canguilhem

Influencée par l’œuvre de Georges Canguilhem dans ses recherches, Christiane Sinding a participé aux activités de l'Institut d'histoire des sciences et des techniques dans les années 1980. Elle a constitué des dossiers documentaires concernant Georges Canguilhem dans ses archives.

Auteur principal

Sinding, Christiane

Biographie

Christiane Sinding est née le 8 décembre 1945. Après des études en médecine, elle devient pédiatre, interne des hôpitaux de Paris dans le service de Pierre Royer, unité 30 de l'Inserm « Maladies du métabolisme chez l'enfant », à l'hôpital Necker-Enfants Malades en 1971, puis docteur en pédiatrie en 1975. Elle se spécialise en endocrinologie, traitant des enfants souffrant de rachitismes ou de diabète. Durant cette période, elle rencontre la première directrice de l'Unité 158 de l'Inserm « Systèmes relationnels autour de l'enfant malade », Ginette Raimbault, qui marque sa pensée.
Elle obtient, en 1975, une bourse d'étude Claude Bernard de la Délégation générale à la recherche scientifique et technique (DGRST) qui lui permet de se rendre aux États-Unis pendant deux ans. Là, elle travaille d'abord à Indianapolis chez G. Robertson avec qui elle s'initie au dosage radioimmunologique de la vasopressine. Puis, elle rejoint A. Robinson pour travailler sur le développement de la neuro-hypophyse chez le rat.
D'abord recrutée comme stagiaire dans l'unité 30, elle devient attachée de recherche à l'Inserm en 1979 puis chargée de recherche en 1982. Parallèlement, elle poursuit des études de philosophie, obtenant sa licence à la Sorbonne en 1979 puis une maîtrise à l'Université Paris I en 1980. S'étant orientée vers la recherche en histoire et épistémologie de la biologie et de la médecine, elle obtient son DEA en 1982 en publiant un mémoire sur « Les racines idéologiques de la génétique ».
C'est en 1982 que Christiane Sinding est rattachée à l'URA 583 du CNRS dirigée par Michèle Garabédian à l'hôpital Necker-Enfants Malades à Paris. Ces activités de recherche sont alors multiples : elle s'intéresse à l'histoire des sciences biomédicales, l'histoire sociale et l'épistémologie de la médecine, les innovations thérapeutiques et médicamenteuses et le lien entre santé et industrie. Reprenant une idée du philosophe et médecin Georges Canguilhem, elle considère que comprendre l'évolution de la santé et les innovations scientifiques permet de mieux cerner les enjeux éthiques que suscitent les nouvelles technologies.
Elle participe ainsi au Comité Consultatif National d'Éthique pour les Sciences de la Vie et de la Santé dès 1987, et publie en 1991 « Le Clinicien et le Chercheur, des grandes maladies de carence à la médecine moléculaire (1880-1980) ». Durant toute sa carrière, elle enseigne la pédiatrie ainsi que l'épidémiologie et l'épistémologie, principalement au CHU Necker et à l'EHESS.

Langue

français

Ressources documentaires associées

La bibliothèque personnelle de Georges Canguilhem comporte une publication à laquelle a contribué Christiane Sinding.
L'ensemble des collections réunies au CAPHÉS en propose 10.
Christiane Sinding est présente dans plusieurs fonds conservés au CAPHÉS :
-les archives de Georges Canguilhem dans sa correspondance
-les archives de Claire Salomon-Bayet
-les archives de la Revue d'histoire des sciences
Un fonds d'archives Christiane Sinding a été constitué à l'INSERM et déposé aux Archives nationales. Il comporte des dossiers relatifs à Georges Canguilhem.

Bibliography

Christiane Sinding est mentionnée dans les volumes 3 et 5 des «Œuvres complètes» de Georges Canguilhem.

Ressources liées